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24 février 2021

Damien

A la fois roman historique, récit mystique, diatribe anticolonialiste et histoire d'amours (au pluriel), ce premier texte de Paul Kawczak nous a éblouis et plongés dans une réflexion contemplative.


30 novembre 2020

A la découpe

" L'histoire qui suit n'est pas celle des victimes africaines de la colonisation. Celle-ci revient à leurs survivants. L'histoire qui suit est celle d'un suicide blanc dans un monde sans Christ ; celle d'un jeune homme oublié dans un labyrinthe de haine et d'aveuglement : l'histoire du démantèlement et de la mutilation de Pierre Claes. "

Rarement un premier roman à paraître fut précédé d'éloges aussi appuyés et de références aussi prestigieuses que Les Saisons de Maurice Pons, Au cœur des Ténèbres de Joseph Conrad ou encore Le Jardin des Supplices d'Octave Mirbeau. Influence que l'on retrouve jusque dans les personnages secondaires qui sont autant de jalons et de clins d'œil posés en notre direction.

Alors que la Conférence de Berlin de 1885 a découpé l'Afrique en lambeaux, Pierre Claes, géomètre belge, se voit confier la mission de fixer la frontière nord du Congo belge, propriété personnelle du roi Leopold II.
Accompagné de l'ancien bourreau Xi Xao pour le seconder, spécialiste en incision et découpe des chairs, il va développer avec lui une relation d'un érotisme vénéneux et progressivement perdre de vue son absurde mission.

C'est avec un art consommé du récit et des personnages solidement campés que Paul Kawzack en véritable surdoué, nous conte la folie d'un homme participant à l'une des plus stupéfiantes entreprises de prédation et d'anéantissement de l'histoire (déjà très chargée) de la colonisation.

Un voyage au bout de la folie, de l'horreur et de l'abjection.

Martin

" Angleterre, France, Belgique, Italie, Portugal, Espagne, Allemagne se lancèrent sans réserve dans la dévoration. Hommes, femmes, plantes, bêtes, terres, eaux, sol, ciel, tout était bon à prendre à cet inconnu luxuriant. Toute une civilisation bourgeoise, mâle et malade, étouffée de production, exsangue d'action, faisandée de rêves en chaque crâne, se dépensa avec érotisme et violence dans un fantasme de terre femelle et primitive, de nouvelle Ève noire à violer dans la nuit blanche, sans relâche, la saignant de toutes ses richesses, bafouant sa tendresse de mère en criant la mort vide à sa face de déesse indolente. "


par
22 mai 2020

La moiteur de l’atmosphère africaine est palpable, les démons des personnages rôdent, la cruauté et la bêtise humaine nous éclatent au visage. Poétique et sensuel, ce premier roman est le reflet juste d’une des périodes les plus sombres de notre histoire. Ténèbre est brillant, l’écriture est somptueuse. Un auteur à suivre…


Un texte hallucinant que voici, une météorite qui m’a bousculée et m’a laissée pantoise, sonnée. Nous sommes en 1890. L’Europe, blanche, hautaine, corsetée dans sa religion, persuadée des bienfaits de sa mission civilisatrice, avide de conquêtes, d’exotisme, de soumission se partage l’Afrique, mystérieuse, sauvage, palpitante. Léopold II, le roi des Belges, missionne un géomètre, Paul Claes, pour opérer un découpage clair et net des limites de son territoire africain afin d’éviter tout empiètement des voisins européens sur la frontière nord du Congo. Paul, encore jeune et fragile, ignore encore en posant les pieds sur la terre d’Afrique qu’il n’en reviendra pas. Ebranlé, dans ses certitudes, il sera confronté au pire comme au meilleur, le pire personnifié par le colon blanc, assoiffé de pouvoir et de violence, le meilleur en la personne de Xi Xiao, ancien bourreau chinois, maître lingchi, art de la découpe des corps, avec lequel il vivra une relation fusionnelle. Paul Kawczak, plume virevoltante, tantôt chargée d’une violence incroyable, tantôt empreinte d’une poésie à pleurer, nous emporte littéralement. Ténèbres se fait à la fois tragédie, dénonçant toute l’ignominie de la colonisation, saga familiale dramatique dans laquelle chaque protagoniste est un élément du puzzle que constitue la vie de Paul, histoire d’une passion insatiable qui confine à la folie, grand roman d’aventure qui nous ramène immanquablement au très grand « cœur des ténèbres » de Joseph Conrad.


24 avril 2020

Une aventure au cœur des ténèbres

"Ténèbre" est le roman de l'exploration visant à la colonisation belge au Congo. Entre sensualité, intimité, violences et déchirures, Paul Kawczak nous emmène dans un récit halluciné où se conjuguent une multitude de destinées. Un talent certain qui rappelle les grands romans réalistes. Lu par Jean.


8 avril 2020

Pierre Claes est un géographe belge. En 1891, il est envoyé au Congo par le roi Leopold II afin de tracer la frontière du pays colonisé. Quittant pour la première fois l’Europe, Pierre découvre l’Afrique, et avec elle le racisme, l’exploitation à outrance, les maladies… À bord du Fleur de Bruges, Pierre remonte le fleuve Congo, accompagné d’esclaves bantous et de Xi Xiao, un bourreau et tatoueur chinois. Roman d’aventure où l’horreur se mêle à la beauté, le désir à la douleur, Ténèbre est aussi un roman historique passionnant d’où ressort toute la barbarie de la colonisation… Un texte original et intriguant !


15 février 2020

Une révélation !

Un roman porté par une écriture d'une force incroyable, une lecture dont on ne sort pas indemne !


24 janvier 2020

Au coeur de la chair

En 1889, Pierre Claes, géomètre bruxellois, est envoyé par le roi Leopold II pour tracer la frontière du Congo. Son expédition l'emmènera bien au-delà des limites de la raison...
Entre un Chinois maître-tatoueur, un père désespéré, un singe doté d'émotion, Verlaine, Baudelaire, et une foule de colons détestables, Ténèbre navigue et impressionne par son réalisme foisonnant.
A l'image de ses personnages, c'est un livre charnel, désespéré, exalté, qui suinte d'humeurs et de transpiration. C'est le tableau grouillant d'un XIXe siècle malade, halluciné, en état d'ébriété, de délire mystique et poétique permanent. Hommage décalé au Coeur des ténèbres de Joseph Conrad, le pastiche trouve sa propre force dans une galerie de portraits splendides et misérables, dans l'évocation de tous ces pauvres êtres meurtris par l'amour et qui courent à leur perte avec panache. Un petit chef d'oeuvre.


23 janvier 2020

Ténèbre, qui connaît son Conrad et se donne à lire comme un (premier !) roman d’aventure de nausées et de fièvres, rouvre les chairs de l’Afrique coloniale : de cette plaie purule toute l’horreur de l’homme blanc en phase terminale.
Ténèbre est une charogne gonflée de poésie, une quête hallucinée et sans retour.
Ténèbre est anormal, Ténèbre est écoeurant, Ténèbre est superbe !




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