Qui sommes-nous ? Les librairies Événements Lectures Dossiers
8 janvier 2021

Un roman bouleversant et solaire sur l'enfance saccagée

Les années 90 constituent la bande-son de ce roman magnifique et la ville de Marseille son décor, pas le Panier ou le Vieux-Port, non, c’est entre les tours dégradées et taguées du quartier dénommé « Arthaud », quartier à la périphérie de tout, et dans le quartier gitan tout proche, dénommé « passage 50 », que va se dérouler l’essentiel de l’histoire de Karel, le narrateur. Il forme avec Hendricka, sa sœur cadette, et Mohand, le benjamin, une fratrie fracassée par un père violent, méprisant, alcoolique et drogué, et une mère soumise et névrosée. C’est le roman de l’enfance meurtrie mais c’est aussi le roman de l’amour qui va permettre aux trois enfants de dépasser leurs meurtrissures.
Si Karel et Hendricka sont deux enfants à la beauté solaire et insolente, Mohand est né affublé de diverses maladies et handicaps qui vont en faire le bouc émissaire de la frustration éternelle du père. Karel va essayer de s’interposer mais ne faisant que redoubler la colère du père et incapable de défendre Mohand, obligé de se terrer dans un coin de l’appartement et d’assister à cette impitoyable curée, il va développer année après année un sentiment de honte et de dégoût de lui-même. Son échappatoire, il va la trouver dans l’amitié qu’il va nouer avec un jeune gitan, Rudy, copain de classe depuis toujours et frère adoptif. Rudy va l’introduire dans sa famille, son monde et sa culture et ce refuge de caravanes va bientôt accueillir de la même façon Hendricka, puis Mohand un peu plus tard…
Ce roman est aussi délicat qu’il est dur, brut et dramatique ; il nous fait tanguer entre la violence de cette famille dysfonctionnelle et la vie de Karel en-dehors de cet enfer familial faite de moments de bonheur intense échappant au fatalisme. Karel ne goûte pas la vie, il l’arrache à pleine dents. En quelques pages, l’auteure nous entraîne dans le sillage de son personnage et on ne peut lâcher le livre qu’à la dernière page, épuisé, bouleversé.


18 octobre 2020

A dévorer

Imaginez Marseille, ses petites rues, ses cités, ses quartiers pauvres... oubliés. C'est là que vie une famille brisée avant même d'avoir commencé à exister. Entre un père violent verbalement et une mère qui ne défend guère ses enfants,tout s'imbrique pour créer une intrigue explosive.
Les enfants honnis grandissent, et nous suivons leur histoire à travers la voix de l'ainé. La tristesse, la pauvreté, la haine qui reste, l'impossibilité de s'élever au-delà de sa condition...

Un magnifique et terrible roman qui reste longtemps en mémoire...


18 juin 2020

COUP DE COEUR

Préparez-vous pour un voyage au bout la nuit. Quartiers nord de Marseille, Karel et sa petite sœur sirotent une grenadine un jour de canicule, sous le regard menaçant d’un père qui les maltraite. Karel. C’est lui qui nous raconte son frère et sa sœur, sa mère, la pauvreté, la violence du père, les petits trafics, les amitiés avec les enfants du quartier qui seront un refuge, les premières amours… et les années qui passent. Comment arriver jusqu’à l’âge adulte en portant le bagage lourd d’une enfance volée ? Comment lutter contre la noirceur et les ténèbres quand on en a été nourri dès le plus jeune âge ?
Un roman d'une grande puissance qui ne vous laissera pas indemne.


25 mai 2020

Un texte époustouflant absolument solaire.

Malgré la noirceur des quartiers Nord de Marseille, malgré les douleurs de l’enfance, ce salaud de père et cette mère complètement larguée, malgré la solitude et les égarements, Kamel (le narrateur), son frère et sa sœur s’en sortent comme ils peuvent. Et les gitans sont comme une deuxième famille. Même dans le pire il y a de la vie, des chansons, de la fraternité et des filles. Oui mais au bout du compte…? Ce texte assez époustouflant et bluffant est absolument solaire.


29 avril 2020

Il est des hommes qui se perdront toujours

Quartiers nord de Marseille. Karel et Hendricka sont des faux jumeaux d'une beauté aussi hypnotique que leur petit frère Mohand aux multiples handicaps, est d'une laideur hors pair.

Des années 1980 aux années 2000, au rythme des coupes du monde et des musiques de Philippe Lavil, Michael Jackson et I.A.M, nous voyons grandir cette fratrie maltraitée par un père tortionnaire dans un récit d'initiation aux accents de polar social.

Comment devenir soi au-delà du déterminisme biologique et du conditionnement tant familial que social? Un roman noir à l'écriture brute dont la prouesse consiste à rendre attachant ses personnages tant malmenés.

La part brillamment sombre du roman "Arcadie" (déjà un coup de coeur) d'Emmanuelle Bayamack-Tam qui écrit ici sous un autre nom de plume.


24 avril 2020

Marseille entre ombre et lumière

Un excellent roman noir et social, sur l'enfance sacrifiée et dévastée par la violence et la drogue dans le Marseille des années 80' à 2000. Lu par Agnès.


10 avril 2020

Coup de coeur de Laëtitia

Dans une citée de Marseille, années 80, Karel grandit sous les coups de son père héroïnomane et alcoolique. Avec sa sœur et son petit frère, ils se construisent tant bien que mal, avec l'aide de Gitans qui vivent en marge de la cité et deviennent pour eux une deuxième famille.
Comme dans son précédent roman, "Les garçons de l'été", Rebecca Lighieri met en place une ambiance sombre et glauque, où l'on sent que tout peut basculer d'un moment à l'autre. Les personnages se débattent et tentent de s'en sortir, prisonniers d'une histoire personnelle destructrice. Malgré ce décor très noir, on s'attache à ces âmes brisées et comme eux, on veut y croire jusqu'au bout.
Librairie la Promesse de l'Aube


11 mars 2020

Rebecca Lighieri, que l'on connaît aussi sous le nom d'Emmanuelle Bayamack-Tam, nous entraîne dans un récit totalement addictif, oscillant entre le thriller et le roman social, dans une cité des quartiers Nord de Marseille.

Que dire de l'histoire sans trop en dévoiler, sinon qu'elle est envoûtante et âpre et les personnages magnifiques !?


8 mars 2020

Cité Arthaud

De Je viens en passant par Les garçons de l’été, Arcadie ou encore Éden, les romans de Rebecca Lighieri (alias Emmanuelle Bayamack-Tam) sont puissants dans le sens où la force romanesque vous emporte. Prévoyez l’écriteau « Ne pas déranger » !
Son dernier livre se passe à Marseille, cité Arthaud, non loin du Passage 50 où réside une communauté de gens du voyage. Oubliez le Marseille des calanques et du Mucem ! C’est l’histoire d’une fratrie mal née, d’un trio flamboyant qui vous subjugue.
L’insolence de l’adolescence, la beauté indécente des visages et des corps et le goût du risque nous sidèrent.
Nous voulons nécessairement en être, un instant, ne serait-ce que pour le vertige ! Le titre est tragique et laisse poindre dès le début violence et fatalité.
À lire absolument !


6 mars 2020

Roman fort, bourré d'énergie, et musical !

Plongée au coeur des quartiers de Marseille. Rebecca Lighieri sait merveilleusement écrire sur la jeunesse. C'est rude et beau. C'est l'histoire d'une fratrie, deux frères et une soeur, leur enfance dans une famille pauvre avec des parents toxiques, détruits par la drogue et la misère. Un père violent, une mère ambivalente. Comment vivre et construire sa vie dans de telles conditions ? Mais ils ont la rage de vivre et des amitiés, des amours naissent, et chacun trouvera, bricolera ses "solutions". Le narrateur, Karel, est obsédé par l'idée qu'il a hérité de la violence de son père. Quand le père meurt, le doute s'installe.
Roman fort, bourré d'énergie, et musical !

Vanessa


5 mars 2020

Coup de coeur de Rémi

La langue française est riche de milliers de mots, et certains ne s’utilisent à bon escient qu’à de très rare cas. Prenez le mot « connard », par exemple.
Ce mot s’applique intégralement à Karl, le père des trois héros de ce livre. Du début à la fin, Karl ne vous décevra pas, ne vous surprendra pas. Il frappe, il humilie, il se sert de ses enfants, il les méprise, il ignore sa femme et ne nourrit de regret sur rien. Jamais.

Voilà dans quel milieu Karel, son fils, grandit, en banlieue marseillaise, avec son frère et sa sœur, ses compagnons d’infortune. Un souffle d’air viendra quand il s’aventurera dans la communauté gitane, à deux pas de chez lui, où il découvrira l’amour, l’amitié, l’aventure, mais pas encore la liberté, ni la confiance en soi, ni la paix, puisque, comme l’annonce le quatrième de couverture « la seule chose qui dure toujours, c’est l’enfance, quand elle s’est mal passée ».

Rebecca Lighieri signe un roman coup-de-poing sur une enfance massacrée. Le lecteur retrouvera, je crois, le portrait social d’une France fracassée dans les années 90 que l’on pouvait lire dans le Goncourt (lorrain) de l’an passé Leurs enfants après eux, mais nourrit de plus de noirceur, de violence, d’anormalité, de lubricité (en même temps, peut-on réellement faire un roman adolescent sans sexe ?), d’inquiétude.
Bref, ce livre est superbe. Vraiment superbe.




Vos libraires s'associent pour vous parler du livre AUTREMENT