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7 septembre 2020

Cherokee, famille

Quel roman passionnant ; quels personnages attachants ; quelle famille originale et captivante.

Je les ai tous aimé (ou presque) :

Fraya, la soeur aînée, qui compose des chansons, les enregistre ; quand elle part de la maison familiale s’installer dans son appartement au-dessus de son travail, elle écrit chaque soir un Bonne nuit pour ses soeurs qu’elles s’échangent quand elles se revoient ; son secret enterré dans un bocal par Betty
Flossie, qui rêve de devenir une étoile à Hollywood ; qui croit à la malédiction de la maison familiale
Trustin qui dessine des orages et qui rêve, comme Betty, d’avoir des ailes
Lint, qui collectionne les cailloux contre les démons, qui apprend de son père les décoctions pour les remèdes
La mère, qui s’entoure de jaune dans ses rideaux ; qui raconte son histoire à sa fille Betty qui ira l’enterrer dans un bocal au fond du jardin
La scène du Bout du monde, au fond du jardin, sous laquelle Betty enterre les bocaux contenant les histoires tragiques de sa mère et de sa soeur Fraya
Les ballons rouges que l’un des voisins fait s’envoler chaque jour avec à l’intérieur une lettre pour sa femme, décédée
Le père cherokee qui raconte des histoires à Betty et Lint ; l’une d’elle concerne l’oiseau contenue dans son cœur en verre
Les 4 éléments omniprésents dans le récit : la terre qui donne les fruits et légumes pour nourrir la famille ; l’air avec Betty et Trustin qui veulent voler ; l’eau avec la rivière qui coule dans le bois de la propriété et dans laquelle les enfants vont sans cesse se baigner ; le feu avec les flammes qui dévorent l’église dans l’incendie provoqué par les sœurs.

Et puis Betty, bien sûr, qui grandit dans une petite ville de l’Ohio où les enfants de son école se moquent d’elle, la Petite Indienne : ils sont persuadés qu’elle a une queue.

J’ai aimé les articles du journal local qui relatent les coups de feu que certains habitants entendent à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pendant des années, sans que personne ne sache d’où ils proviennent.

Et bien sûr, il y a Leland, l’étrange frère aîné très proche de Fraya, trop.

J’ai aimé que l’auteure me parle de la nation Cherokee dans laquelle c’étaient les femmes qui cultivaient la terre, les hommes étant chasseurs ; dans laquelle ce sont les femmes qui sont puissantes et prennent les décisions pour le clan.

Un roman terminé avec des poissons d’eau dans les yeux tant la fin prend aux tripes.

Une citation :

« Aucune eau ne connaît le repos ». Je sais maintenant ce que (mon père) voulait dire, parce que les vagues provoquées par sa mort ont perdu de leur force. Mais les eaux ne seront jamais tranquilles. (p.716)

L’image que je retiendrai :

Il y en a tellement, comment choisir ?

https://alexmotamots.fr/betty-tiffany-mcdaniel/



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