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13 octobre 2020

Johnny, coiffeur de la jetset de Belém, est mort seul dans son appartement. Le fêtard s’est éteint, apparemment d’une crise cardiaque. Pourtant, l’inspecteur Gilberto Castro est circonspect. En fouillant les lieux, il tombe sur les plus vils secrets du défunt et tend à penser qu’on aurait pu l’aider à mourir d’une façon ou d’une autre. Entre deux bitures carabinées (Gilberto adore la bière), le policier commence ses investigations, interrogeant la bande d’amis de Johnny, personnage haut en couleurs, bisexuel, cocaïnomane. Parmi eux, la sculpturale Selma ne tarde pas à lui tourner la tête et pourrait bien causer sa perte.

Ambiance tropicale, moite et exotique pour un polar qui, comme son nom l’indique, prend place à Belém, capitale de l’état du Parà, à l’embouchure de l’Amazone. Mais Edyr Augusto est loin d’avoir composé un air de samba, frivole et festif. Au contraire, il nous emmène dans le noir, le violent, le sordide. Rien n’échappe à sa plume nerveuse qui décortique cette ville du bout du monde pour laisser voir le vice, la corruption, les trafics en tout genre. Personne n’échappe à son regard acéré sur une société corrompue où l’argent est roi, des starlettes bling-bling aux gradés de la police. À Belém, comme ailleurs, l’argent est roi. Les riches s’en servent pour assouvir leurs perversions, acheter des appuis, les pauvres rêvent de fortune et sont prêts à tout pour rejoindre le sommet. Au milieu de tout cela, Gilberto Castro, grand espoir de ses supérieurs, incarnation d’une nouvelle police, moderne et instruite, se bat contre ses propres démons. Archétype du flic intègre, doué, frondeur mais accro à la bouteille, il va se brûler les ailes dans un monde où le sens de la justice et la persévérance ne suffisent pas pour faire un homme…
Un polar nerveux, violent à l’extrême, écrit avec les tripes par un auteur qui n’a pas peur de dénoncer, de disséquer la pourriture mais sait parfois faire montre de tendresse dans les portraits de ses personnages les plus démunis, les exclus d’une société à deux vitesses.
Excellent !


9 octobre 2020

Johnny, coiffeur de la jetset de Belém, est mort seul dans son appartement. Le fêtard s’est éteint, apparemment d’une crise cardiaque. Pourtant, l’inspecteur Gilberto Castro est circonspect. En fouillant les lieux, il tombe sur les plus vils secrets du défunt et tend à penser qu’on aurait pu l’aider à mourir d’une façon ou d’une autre. Entre deux bitures carabinées (Gilberto adore la bière), le policier commence ses investigations, interrogeant la bande d’amis de Johnny, personnage haut en couleurs, bisexuel, cocaïnomane. Parmi eux, la sculpturale Selma ne tarde pas à lui tourner la tête et pourrait bien causer sa perte.

Ambiance tropicale, moite et exotique pour un polar qui, comme son nom l’indique, prend place à Belém, capitale de l’État du Parà, à l’embouchure de l’Amazone. Mais Edyr Augusto est loin d’avoir composé un air de samba, frivole et festif. Au contraire, il nous emmène dans le noir, le violent, le sordide. Rien n’échappe à sa plume nerveuse qui décortique cette ville du bout du monde pour laisser voir le vice, la corruption, les trafics en tout genre. Personne n’échappe à son regard acéré sur une société corrompue où l’argent est roi, des starlettes bling-bling aux gradés de la police. À Belém, comme ailleurs, l’argent est roi. Les riches s’en servent pour assouvir leurs perversions, acheter des appuis, les pauvres rêvent de fortune et sont prêts à tout pour rejoindre le sommet. Au milieu de tout cela, Gilberto Castro, grand espoir de ses supérieurs, incarnation d’une nouvelle police, moderne et instruite, se bat contre ses propres démons. Archétype du flic intègre, doué, frondeur mais accro à la bouteille, il va se brûler les ailes dans un monde où le sens de la justice et la persévérance ne suffisent pas pour faire un homme…
Un polar nerveux, violent à l’extrême, écrit avec les tripes par un auteur qui n’a pas peur de dénoncer, de disséquer la pourriture mais sait parfois faire montre de tendresse dans les portraits de ses personnages les plus démunis, les exclus d’une société à deux vitesses.
Excellent !


21 octobre 2013

Cocaïne & Héroïne Samba!

Retour au Brésil, pays du football et de la danse. Direction Belém, ville située à l'embouchure de l'Amazone. Comme dans tous les ports du monde, les trafics en tous genres sont monnaie courante.
Johnny, coiffeur de la bourgeoise de la ville, est retrouvé mort chez lui! La nouvelle fait l'effet d'une bombe car après quelques temps l'enquête dévoile qu'il a été assassiné d'une manière plus qu'originale. Rapidement les investigations révèlent une face méconnue de la vie de cet homme au double visage. Gilberto Castro, qui est en charge du dossier, va devoir composer avec la jet-set locale et ses vices et dérives. De la drogue est trouvée dans l’appartement.

Des films et photos dévoilent ses ébats avec de très jeunes enfants, chose que semblait ignorer Lola, sa femme de chambre, qui pourtant le connaissait bien et avait de l'estime pour son employeur. Elle révèle que Johnny a été très amoureux de Leonel Fragozo, lequel a mystérieusement disparu. Et ce n'est que le début d'une longue liste de disparitions : Bibi, un homosexuel trempant dans des affaires qui se sont avérées trop grosses pour lui, Bode, un policier qui travaille avec Gilberto, Lola retrouvée morte.....
Par qui et pourquoi ce déchaînement dont personne ne sortira indemne ?
Beaucoup de personnages, Gilberto Castro est en quelque sorte le héros de cette histoire, homme intègre et respectueux des gens et des lois, il mène en solitaire une croisade contre le crime. La mort de Johnny, puis celle de Babalu, retrouvée violée et massacrée le long du mur d'une villa vont le faire descendre dans les tréfonds de l'âme humaine. En parallèle il mène son propre combat, oublier son point faible, l'alcool, qui a ruiné sa vie de famille.
Johnny, vedette de la Jet-Set, coiffeur et confident de ces dames. Il collectionne les maîtresses et les amants, ce qui en soi n'a rien d'illégal. Mais sous ce vernis se cache aussi un pédophile pervers.
Rai Anderson, femme mariée, est une des maîtresses de Johnny et certaines photos lui donnent une raison plus que valable de souhaiter sa mort!
D'autres femmes encore, Selma, entre autres, que rien n'arrête dans la débauche joue un rôle pour le moins ambigu.
Les femmes sont nombreuses et toutes très belles, certaines, les "raisonnables" finiront mal, soit qu'elles refusent de se prêter à certaines pratiques qu'elle réprouvent, soit leur tort est d'avoir travaillé pour Johnny!
Les autres fortunées profitent ou abusent de leur argent et de l'influence de leurs époux.
Elles ne reculent devant rien, alcool, sexe, hommes surtout, mais parfois aussi entre elles...bref la vie est belle et l'argent permet tout....sauf que parfois aller top loin peut être dangereux, l'amant de l'une d'elles, footballeur, l'apprendra à ses dépens!
Plusieurs narrateurs donnent de l’originalité à ce roman. Les riches sont très riches, les pauvres, surtout les jeunes et jolies jeunes filles, sont des proies toutes désignées pour ces prédateurs qui ne reculent devant aucun état d’âme.
C'est violent, très violent, certaines scènes de mises à mort vont très loin, et ne sont pas là uniquement pour faire du gore, mais pour planter le sentiment d'impunité absolue dont pensent bénéficier les notables et la grande bourgeoisie de la ville...et ils n'ont pas tort. L’assassinat de policiers ne les trouble pas plus que cela.
Ce roman pose la question suivante : comment et pourquoi les instances sportives mondiales ont-elles pu attribuer au Brésil des événements comme les Jeux Olympiques ou la Coupe du monde de football ? Un pays rongé par la drogue, la corruption, des fortunes colossales et une misère noire et endémique. Dans une ville comme Rio, l'état est obligé d'envoyer l'armée pour enrayer la toute puissance des narco-trafiquants!
Un excellent livre qui interpelle sur le pouvoir absolu de l'argent capable de tout acheter.




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